Mes obnubilantes études ne me laissent pas beaucoup le temps d’avoir une vie sociale… et encore moins d’avoir une vie culturelle parallèle à ma vie universitaire. Cela faisait donc vraiment très longtemps que je n’avais pas mis les pieds au théâtre. Suite à une invitation à l’improviste de mon pote Marc-André, féru de théâtre, j’ai assisté hier à L’amour incurable, une pièce de Louis-Dominique Lavigne, présentée à l’espace libre jusqu’au 13 févrirer (samedi prochain).
Bon , le contexte est établi, parlons de la pièce!
C’est quoi?
Un conte pour adultes. Attention, ici les termes pour adultes ne font pas référence à un contenu sexuellement explicite mais désigne plutôt un conte dont les thèmes, le contenu est destiné aux adultes.
Qui joue dans cette pièce?
ROBERT LALONDE
JEAN TURCOTTE
SÉBASTIEN GAUTHIER
ÉTIENNE PILON
ANNIE BERTHIAUME
OLYVIA LABBE
SARAH DAGENAIS HAKIM
Que raconte cette pièce?
Dans un univers fantaisiste, voire onirique, un père parle de sa mort prochaine à ses trois fils. La mère de ceux-ci étant déjà morte du cancer plusieurs années auparavant, le père aborde la question de l’héritage, d’une façon plutôt étrange. Comment gérer ses biens? Un jeu, voilà comment, en jouant à un jeu…Les trois fils devront partir pendant un an à la recherche du plus petit chien, l’années suivante, à la recherche de la toile la plus fine, et l’année suivante, à celle de la plus belle princesse. On suit plus en détail le périple du plus jeune des trois fils, qui passe ces trois années dans un château où vit une femme-chat victime d’une malédiction dont il tombe amoureux. Sans vouloir ne rien révéler de trop croustillant, disons que la pièce se termine sur un fond d’amour.
C’est comment?
Honnêtement…c’est pas mal! Ouais, j’ai apprécié, j’ai eu du plaisir à assister à ce conte sympathique et un peu émouvant. Mais… il y a toujours un (des) mais. Disons d’abord que la formule du conte pour adulte est intéressante. Ces quêtes, ces périples vécus par les trois fils sortent tout droit d’un conte traditionnel. Ces princesses, ces malédictions, c’est très intéressant. Les thèmes abordés sont également pertinents. Amour, mort, fraterie, famille… Dons voilà, les idées sont bonnes… Et c’est peut-être le petit bémol que je soulignerais, le texte est peut-être moins bon que les idées. Monologues très bavards, un peu barbants, procédé de répétition un peu agaçant… mais le tout passe très bien quand même, on s’amuse.
Côté jeu des comédiens, on s’en tire très bien, même si j’ai ressenti à plusieurs reprises que les répliques sonnaient faux, sorties de la bouche d’Étienne Pilon. Mais bon, mon accompagnateur étant vendu à Étienne Pilon, il ne partageait visiblement pas mon avis. Sinon, l’interprétation est convenable, les déplacements sont intéressants, parfois très secs voire rigides, et parfois relevant presque de la chorégraphie. Les interprètes féminines s’occupent aussi des changements de décor, elles se déplacent de façon gracieuse et fluide, c’est agréable. De plus, elles ont des voix magnifiques.
La mise en scène? Ça, j’ai particulièrement aimé. J’adore la scène de l’espace libre, elle permet tellement de possibilités. Décor flou avec rideaux et éclairages changeants. Accessoires? Tables, tabourets et draperies… utilisés avec brio! L’espace est vraiment bien utilisé. On a fait preuve de beaucoup d’inventivité avec peu de moyens. Par exemple, des mains surgissent de la table pour servir les repas dans le château visité par le plus jeune fils, vraiment très amusant!
À souligner également, la musique qui est très jolie, ainsi que les chants de deux interprètes féminines qui, je le répète, ont des voix envoûtantes à souhait.
Je la recommande? Oui tout à fait. Une pièce très accessible, courte (1h15), sympathique. On passe un moment agréable, même si on n’en ressort pas « complètement transformé »
L’amour incurable
de Louis Dominique Lavigne
à l’Espace Libre
Jusqu’au 13 février
Admission: 22,50$ pour un étudiant