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Un univers beige, habité par la fatigue et la lassitude intellectuelle.

La facilité brille tellement plus.

Besoin d’un coup de pied au cul, et de moins de soleil peut-être.

J’ai envie de m’acheter des petites culottes.

C’est vraiment la pensée la plus évoluée que je peux formuler pour le moment.

Sans offenses Rabelais!

J’me réessaie ce soir…

De la procrastination…

Ouais, si vous voulez savoir: aujourd’hui, j’ai rien foutu. 

Rien

Absolument rien de constructif ou de pertinent.

Rien.

Juste rien.

J’me suis levée à 6h du mat.

J’ai pris une douche.

Je suis allée faire l’épicerie.

J’ai rien foutu.

J’ai écouté Christiane Charette, un débat sur les lectures données aux élèves du secondaire.

J’ai bouffé un bagel fromage à la crème.

Je suis allée à l’univ.

J’me suis écrasée dans la bibliothèque.

Et j’ai rien foutu.

J’suis allée dans mon cours, et j’ai rien foutu.

J’suis à la bibliothèque, et je fous rien.

Demain, ça ira mieux!

Je suis en pleine croissance, faut croire.

Puisque je figure en 89e position des « growing blogs » de wordpress

http://botd.wordpress.com/growing-blogs/?lang=fr

Reste à voir si je vais monter dans la liste ou disparaître à jamais!

Bonjour chers lecteurs.

Je veux vous faire part d’un nouveau projet d’écriture que j’ai entrepris.

J’ajoute un troisième blog à ma collection

Je souhaite l’exploiter sous un couvert plus anonyme pour avoir plus de liberté et ne pas avoir à me censurer pour ne pas avoir de problèmes dans ma vie quotidienne. 
Il s’agit d’un blog au contenu, disons, plus explicite ou j’aborderai des thèmes comme l’érotisme ou la sexualité sans gêne et sans tabous, en toute liberté.

Alors je vous souhaite la bienvenue dans ce nouveau projet.

Vous n’y trouverez pas de photos de moi ni de renseignements biographiques, puisque je désire rester plus discrète par rapport à ces écrits.

Vos commentaires seront tout de même les bienvenus.

Bonne lecture!

Larousse

Mes obnubilantes études ne me laissent pas beaucoup le temps d’avoir une vie sociale… et encore moins d’avoir une vie culturelle parallèle à ma vie universitaire. Cela faisait donc vraiment très longtemps que je n’avais pas mis les pieds au théâtre. Suite à une invitation à l’improviste de mon pote Marc-André, féru de théâtre, j’ai assisté hier à L’amour incurable, une pièce de Louis-Dominique Lavigne, présentée à l’espace libre jusqu’au 13 févrirer (samedi prochain).

Bon , le contexte est établi, parlons de la pièce!

C’est quoi?

Un conte pour adultes. Attention, ici les termes pour adultes ne font pas référence à un contenu sexuellement explicite mais désigne plutôt un conte dont les thèmes, le contenu est destiné aux adultes. 

Qui joue dans cette pièce?  

ROBERT LALONDE
JEAN TURCOTTE
SÉBASTIEN GAUTHIER
ÉTIENNE PILON
ANNIE BERTHIAUME
OLYVIA LABBE
SARAH DAGENAIS HAKIM

Que raconte cette pièce?

Dans un univers fantaisiste, voire onirique, un père parle de sa mort prochaine à ses trois fils. La mère de ceux-ci étant déjà morte du cancer plusieurs années auparavant, le père aborde la question de l’héritage, d’une façon plutôt étrange. Comment gérer ses biens? Un jeu, voilà comment, en jouant à un jeu…Les trois fils devront partir pendant un an à la recherche du plus petit chien, l’années suivante, à la recherche de la toile la plus fine, et l’année suivante, à celle de la plus belle princesse.  On suit plus en détail le périple du plus jeune des trois fils, qui passe ces trois années dans un château où vit une femme-chat victime d’une malédiction dont il tombe amoureux. Sans vouloir ne rien révéler de trop croustillant, disons que la pièce se termine sur un fond d’amour.

C’est comment?

Honnêtement…c’est pas mal! Ouais, j’ai apprécié, j’ai eu du plaisir à assister à ce conte sympathique et un peu émouvant. Mais… il y a toujours un (des) mais. Disons d’abord que la formule du conte pour adulte est intéressante. Ces quêtes, ces périples vécus par les trois fils sortent tout droit d’un conte traditionnel. Ces princesses, ces malédictions, c’est très intéressant. Les thèmes abordés sont également pertinents. Amour, mort, fraterie, famille… Dons voilà, les idées sont bonnes… Et c’est peut-être le petit bémol que je soulignerais, le texte est peut-être moins bon que les idées. Monologues très bavards, un peu barbants, procédé de répétition un peu agaçant… mais le tout passe très bien quand même, on s’amuse.

Côté jeu des comédiens, on s’en tire très bien, même si j’ai ressenti à plusieurs reprises que les répliques sonnaient faux, sorties de la bouche d’Étienne Pilon. Mais bon, mon accompagnateur étant vendu à Étienne Pilon, il ne partageait visiblement pas mon avis. Sinon, l’interprétation est convenable, les déplacements sont intéressants, parfois très secs voire rigides, et parfois relevant presque de la chorégraphie. Les interprètes féminines s’occupent aussi des changements de décor, elles se déplacent de façon gracieuse et fluide, c’est agréable. De plus, elles ont des voix magnifiques. 

La mise en scène? Ça, j’ai particulièrement aimé. J’adore la scène de l’espace libre, elle permet tellement de possibilités. Décor flou avec rideaux et éclairages changeants. Accessoires? Tables, tabourets et draperies… utilisés avec brio! L’espace est vraiment bien utilisé. On a fait preuve de beaucoup d’inventivité avec peu de moyens. Par exemple, des mains surgissent de la table pour servir les repas dans le château visité par le plus jeune fils, vraiment très amusant!

À souligner également, la musique qui est très jolie, ainsi que les chants de deux interprètes féminines qui, je le répète, ont des voix envoûtantes à souhait.

Je la recommande?  Oui tout à fait. Une pièce très accessible, courte (1h15), sympathique. On passe un moment agréable, même si on n’en ressort pas « complètement transformé »

L’amour incurable

de Louis Dominique Lavigne

à l’Espace Libre

Jusqu’au 13 février

Admission: 22,50$ pour un étudiant

Ouais, je déteste me lever tard… j’ai l’impression d’avoir manqué le train. Les gens dans la rue sont réveillés, les étudiants à l’université suivent un cours passionnant, et René Homier Roy a déjà terminé son émission, alors que mes paupières vacillent encore. Il y a des gens qui apprécient cette lenteur, ça leur donne l’impression de vivre pour une fois. Moi, c’est le contraire.

Un café au lait qui me fait plein de mousse sur le nez pour me réveiller en douceur…

Le café est bon, la musique est douce, et le café est lumineux. Tout donne l’impression que tout va bien dans le meilleur des mondes mais… non.

Je fais converser et converger des choses abstraites qui n’existent pas, dans des non-lieux, des non-formes, des non-contenus… À se stade de n’importe quoi, ça ne peut plus porter l’étiquette de littérature. 

L’angoisse me tord les boyaux. La réussite me fait peur, l’échec me fait peur. En bref, je suis terrifiée, de toutes parts, sous tous les aspects… terrifiée. J’ai peur de me faire avaler par un monstre plus gros que moi, un gros poisson. J’ai peur de chaque mot qui outrepasse son point d’articulation, j’ai peur de l’impertinence et de l’inaproprié. Les eaux troubles je connais, et l’angoisse aussi.

Voilà pourquoi je déteste me lever tard, parce que ma vie s’arrête, et me permet de réfléchir.

Encore des trucs impossibles…

Impossiblement, encore ces trucs…

Qu’est ce qu’on fait avec ça, bordel…

J’aimerais bien le savoir, ça m’éviterait de poser des questions.

Et ça me redonnerait sans doute quelques heures de sommeil…

L’impossible n’est rien.

L’impossible n’existe pas.

Alors c’est pas la peine de le créer…

Je crois que tu devrais te calmer,

et arrêter de cracher du feu.

Dragone…

Hier, il s’est passé toutes sortes de choses horribles…

D’abord, mon cours de poésie a été troublé par une étudiante qui a eu un malaise. Je trouve toujours très troublant et terrifiant de me trouver impuissante devant une personne qui ne va pas bien du tout. Elle a été transportée à l’hôpital. J’espère de tout coeur qu’elle se porte mieux.

Puis ensuite il y a eu le métro, le putain de métro, le crisse de métro qui décide de prendre feu quand j’avais justement l’intention de me rendre à l’autre bout de la ville! Éh ouais, je voulais me rendre dans une boutique de perçage corporel afin de me faire faire un petit trou dans le nez afin d’y mettre un petit anneau et avoir l’air d’une lesbienne sympathique. 

Je suis à Côte des neiges. Ligne bleue bloquée. Je marche jusqu’à Snowdon, embarque dans l’orange direction Monmo… le métro bloque une station plus loin… Nous escorte en tortue jusqu’à Berri Uqam où l’on évacue à grands coups de policiers qui gueulent…

J’ai finalement fait faire mon trou dans le nez à la boutique Ardène située dans le métro Berri. Ils avaient pas d’anneaux, tant pis… j’attendrai deux semaines.

J’affectionne étrangement les titres qui commencent en de ou en du, ça procure une petite aura de pédantisme vraiment mignonne.

Eh oui, comme le suggère mon titre pédant, mon chat semble avoir de sérieux problèmes…anals! Hier, je rentre du boulot absolument exténuée, et devinez ce qui jonche le tapis? Des crottes, des crottes, et encore des crottes. Et merde, mon minou a profité de mon absence pour catapulter des étrons dans tout le salon!

Sur le coup, j’ai eu des petites pensées meurtrières qui auraient carrément ébranlées George Laraque (mon nouveau souffre douleur soit dit en passant….)

J’ai tout ramassé, j’ai tâché d’éliminer tous les reflets brunâtres du tapis et j’ai entrepris de faire du méga-ménage le lendemain pour que mon logement soit tellement propre que Monsieur Le Chat se sente un peu plus gêné de faire ses excréments n’importe où.

Pure provocation, le lendemain, devant la porte de ma chambre, une autre merde me souhaitait le bonjour, encore toute fraîche. Ce petit jeu de mauvais goût instigué par mon félin n’était pas sans me rappeller le tout début de Monsieur Malaussène.

Bonne dose de café et de René Homier afin de me préparer mentalement à faire ronronner le bidule antique qui me sert d’aspirateur. Le chat était horrifié face à l’engin et j’eus la crainte qui cela ne le fasse chier Live.

Putain, que de scatologie! Ça doit être la faute de Gargantua.

Je t’aime Rabelais, et mon chat aussi, visiblement.

Bref, le fait est que mon appart brille maintenant comme un sou neuf, et que j’ai trouvé un prétexte pour ne pas me livrer à l’étude de la philologie ce matin…

J’espère que ce texte au titre pédant vous aura diverti comme mon chat m’a fait (chier).

Je vous laisse sur un extrait de mon nouveau passe-temps, c’est-à-dire prendre des photos en mode BD. 

La classe, non?

Thé jasmin, Guargantua et moi.

Écrire quelque chose de bon, où à tout le moins de beau.

Combattre le factice,

En shootant des mots précieux. (C’est contradictoire)

An horrible life, une histoire qui sent la vieille bière et le satin froissé.

Comme j’aimerais avoir une autre histoire, 

et comme j’aimerais fumer une cigarette, ou deux, ou trois.

Traites-moi comme un oiseau,

sans la cage et le caca.

Les goûts douteux,

le fauve et l’inculture.

Dis-moi où tu vas après.

Peut-être que je pourrais te suivre, même si on a pas le droit.

Le droit, de respirer.

De se caresser les cheveux avec une intenable rudesse.

De s’aimer par l’expression, sans besoin d’avoir recours à quelconque interprétation

Ne pas parler, encore moins réfléchir.

De regarder l’endroit ou jadis ta chemise était

Et de s’en délecteur

De vouloir la fondre.

Je vais m’envoler, c’est toi!

Dis moi ou tu vas après, je te suivrai.

Je ne vais pas parler, toi, tâche de ne pas réfléchir.

Ta chaleur voudra tout dire

Ton érotisme ,

imaginaire.

Je ne sais plus ce que je dis.

Mais je sais ce que je veux, 

Et je sais que je ne l’aurai jamais.

Alors ne me dis pas où tu vas après… et laisse moi l’imaginer

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